Dentiste

Son domaine d'intervention ? Les dents, les gencives et les mâchoires. Avant de manier la roulette, il pose son diagnostic, effectue des radiographies si nécessaire. Puis il réalise les soins, au besoin prescrit des médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires...). Il choisit et adapte un appareillage (une couronne, un bridge...), qu'il fera réaliser par le prothésiste dentaire. Auparavant, il prend des empreintes ou effectue des moulages de la dentition de ses patients pour une adéquation parfaite des prothèses. S'il est spécialisé en orthodontie, il se consacre à l'implantation des dents et à l'articulation des mâchoires.

Le cursus de chirurgie dentaire débute avec la PACES (1re année commune aux études de santé). Au total, moins de 20% des étudiants en moyenne franchissent l’obstacle du concours. En 2017, le numerus clausus en odontologie s'élève à 1 199 places. Les étudiants sont alors affectés dans l’une des UFR d’odontologie en fonction de leur académie.

Les 2e et 3e années d’odontologie

Au programme : sciences fondamentales appliquées à la santé (anatomie, physiologie, radiologie clinique, pharmacologie…), matières spécifiques à l’odontologie (anatomie dentaire, physiologie de la cavité buccale…).

Les TP représentent environ deux tiers du temps : couronnes, bridges, dévitalisations, sculpture de dents en cire... Ces exercices exigent l’acquisition d’une trousse dentaire (dents en ivoirine, kits de fraises...) qui servira pendant toute la scolarité.

Au cours de ces 2 années "précliniques", l’étudiant est placé face au patient (stage infirmier, attestation de formation aux soins d’urgence…). Mais à ce stade, son rôle reste celui d’un observateur.

Le DFGSO (diplôme de formation générale en sciences odontologiques) sanctionne la 1re partie des études de chirurgie dentaire. Délivré à l’issue de 6 semestres de formation (incluant les 2 premiers semestres de la PACES), il est reconnu au niveau licence.

Les 4e et 5e années d’odontologie

Moins de travaux pratiques, plus de vrais patients : au cours des années "cliniques", les futurs chirurgiens-dentistes traduisent leurs connaissances académiques en compétences professionnelles en donnant les premiers soins en conditions réelles.

Au programme : une vingtaine d’heures hebdomadaires de vacation rémunérées en centre de soins ou en CHU (centre hospitalo-universitaire). Plusieurs autres stages jalonnent ces années : en cabinet ou dans un autre service hospitalier (stomatologie, chirurgie maxillo-faciale…).

La validation de la 5e année passe par l’obtention du CSCT (certificat de synthèse clinique et thérapeutique).

À la fin de sa 5e année, l’étudiant décroche le DFASO (diplôme de formation approfondie en sciences odontologiques), reconnu au grade de master.

Le 3e cycle d’odontologie

À l’issue de la 5e année, les étudiants poursuivent en 3e cycle. Soit pour 1 an préparatoire à l’exercice du métier (cycle court), soit pour 3 à 4 ans d’internat qualifiant (cycle long). Le DE de docteur en chirurgie dentaire est validé par la soutenance d’une thèse qui autorise l’exercice de la profession.

L’accès au cycle long se fait sur concours national. Les admis à l’internat qualifiant visent l’obtention d’un titre de spécialiste. 3 voies sont possibles : la chirurgie orale (pose d’implants, extractions…) en 4 ans, l’orthodontie (appareils dentaires) et la médecine bucco-dentaire (soins, prothèses…) en 3 ans.

Salaire : variable mais min 2000